Opéra : Toshio Hosokawa Metteur en scène – scénographie et vidéo : TOMA Chef d’orchestre : Shiyeon Sung
Quand
2019
Où
”
Quelques mots du metteur en scène
Une femme migrante perdue sur une plage rencontre une autre femme perdue dans la neige depuis 9 siècles. Ils partagent un destin tragique, causé par les guerres des hommes, mais leur rencontre pourrait changer la donne. C’est le prémisse inhabituelle de cette pièce cathartique et trans-historique, mêlant les codes du théâtre Nô et de l’opéra lyrique contemporain.
L’histoire de Lady Shizuka a plus de 900 ans, mais elle continue de nous émouvoir par ses éléments dramatiques intemporels : amour absolu au-delà de la mort, abandon, bravoure, querelles fratricides, douleur inassouvie et quête de libération. Cette femme forte mais abandonnée, qui défie l’autorité par amour, questionne aussi le statut de la femme.
Chaque époque adapte l’histoire de Lady Shizuka à la lumière de ses préoccupations. Le sort des migrants est au cœur de notre civilisation. Elle façonnera notre humanité et pose des questions dont les réponses forgeront les sociétés de demain. Il est donc important que cette question se confonde ici avec le drame de Lady Shizuka – malgré les siècles qui les séparent, les tragédies de ces deux femmes exposent la fragilité de toute civilisation humaine.
L’espace de cet opéra, comme d’habitude au théâtre Nô, est à la limite, dans cet espace “intermédiaire” où les humains peuvent communiquer avec les fantômes. Nous l’avons traité comme le troisième personnage de cet opéra, comme un espace interactif évoluant symbiotiquement avec la musique de Toshio Hosokawa.
Pour le dernier opéra de Toshio Hosokawa, Oriza Hirata a écrit un livret basé sur la pièce de théâtre nô Futari Shizuka [The Two Shizukas]. Dans cette œuvre, l’esprit défunt de Shizuka Gozen, ou Lady Shizuka, possède le corps et l’âme d’une réfugiée qui a réussi à atteindre la mer Méditerranée, et chante son chagrin causé par les guerres des hommes. L’histoire de Lady Shizuka a plus de 900 ans, mais elle continue de nous émouvoir par ses éléments dramatiques intemporels : amour absolu au-delà de la mort, abandon, bravoure, querelles fratricides, douleur inassouvie et quête de libération.
Cet opéra est chanté en anglais et en japonais : l’envoûtante soprano allemande Sarah Wegener joue le rôle d’Helen, tandis que le fantôme de Lady Shizuka est incarné par l’exceptionnelle Ryoko Aoki, chanteuse et danseuse japonaise de nô, pour laquelle le rôle a été écrit.
Communiqué de presse en anglais Coupure de presse japonaise.
Équipe complète :
Opéra : Toshio Hosokawa Libretto:Oriza Hirata Chef d’orchestre : Shiyeon Sung Metteur en scène – scénographie et vidéo : TOMA Avec : Ryoko Aoki (chanteuse et danseuse de nô) & Sarah Wegener (soprano) Logiciel et vidéo générative : François Zajéga Costumes:Mme Cho Lumière : Jeonghun Lee Assistant artistique : Kika Nicolela Régie interactive : Antoine Goldschmidt Images supplémentaires : Abe Abraham A l’écran : Djair Guilherme, Pedro Guilherme, Dudu Tsuda



















